08 juin 2017

Une livraison de paniers de légumes sur la Seine


Mon nouvel article dans le magazine en ligne Midi:Onze sur le Marché sur l'eau et son transport complétement barge  A lire ici .

17 mars 2017

Marre de voter pour vous

Mes amis,

Je n'en peux plus de voir ma messagerie et mes murs numériques envahis de vos messages me demandant de voter pour votre projet dans le cadre de tel ou tel concours. Mais pourquoi tant de haine vous dites-vous ?

Tout d'abord les organismes qui les mettent en oeuvre se font une pub à peu de frais ou se rachète une bonne conscience et je ne veux pas rentrer dans ce jeu d'autant que les marques en question sont, de plus, souvent loin de l'éthique des beaux projets que vous portez. Ensuite les projets lauréats ne sont souvent pas les meilleurs mais ceux dont les porteurs sont des experts des réseaux sociaux ou ceux qui ont déjà un large carnet d'adresses ou une certaine notoriété et je trouve donc ce type de sélection injuste. Enfin cet esprit de compétition est loin de la coopération que nombre d'entre vous appellent par ailleurs de leurs voeux.
La fin ne justifie pas tous les moyens même si je connais les difficultés financières des associations ou des porteurs de projets privés. Ceci ne remet nullement en cause la qualité de vos initiatives mais je ne veux plus être complice de ce système que je ne trouve pas sain même si j'ai pu y succomber dans le passé.

nb : ma réflexion ne concerne pas les crowfundings ou les pétitions citoyennes.

16 mars 2017

Quoi de neuf dans la mobilité des salariés et des marchandises ?


Suite de mes articles dans Midi:Onze. Une synthése des solutions proposées à deux tables rondes du Salon Produrable pour pour la mobilité des salariés et des marchandises. A lire ici. 

02 mars 2017

27 février 2017

31 janvier 2017

Le nouveau scénario négaWatt est sorti !

J'entame une collaboration avec midi:onze, magazine dédié à la ville durable. Voici l'un de mes premiers "papiers" à l'occasion de la sortie du nouveau scénario négaWatt. A lire ici.

04 novembre 2015

On commence quand ?


Un soir de décembre je reçois un appel d’Alice une amie « écolo » qui me raconte qu’elle a écrit un documentaire intitulé provisoirement « le coach climat » dans lequel le dit coach accompagnerait deux ou trois familles dans la réduction de leur impact sur le climat et qu’avec Amélie, la productrice, … elles ont pensé à moi ;)

Etant donné que j’aime faire de la pédagogie sur ces sujets et que je suis curieux de tout nouveau projet je donne un oui de principe et c’est comme cela que je me retrouve embarqué dans cette aventure de plusieurs mois.

Mi-avril c’est le premier jour de tournage à Bois Colombes et je n’en mène pas large. En effet même si j’ai déjà fait l’objet de nombreux reportages télévisés sur mes activités de compostage je me demande si je vais être capable d’endosser le costume qu’on a imaginé pour moi. Mais il faut bien se jeter à l’eau … Arnaud (le technicien son) m’installe un micro HF, Emmanuel (le réalisateur) me donne les grandes lignes de ce qu’il attend de moi pour cette première séquence et …. ça tourne.

Je rencontre donc en « direct live » pour la première fois Patrice et Marie qui ont tous les deux un nouveau projet professionnel en gestation. Marie rêve de faire de sa marotte son métier, la rénovation/réparation de meubles récupérés dans la rue et Patrice va quitter prochainement Orange pour lancer avec des amis une application mobile de co-voiturage instantané sur courtes distances. Nous tournons différentes scènes de coaching d’éco-gestes dans la maison y compris avec leurs deux filles et très vite une complicité se noue avec la famille dans cette relation relativement intime de tournage et de partage. Je rentre le soir lessivé : la concentration demandée à chaque prise prend beaucoup d’énergie au novice que je suis. Mais l’équipe semble satisfaite de mes débuts, ce qui me rassure un peu.

C’est ainsi que pendant 6 mois je vais régulièrement me rendre au domicile des trois familles : à Bois Colombes en banlieue parisienne chez Patrice et Marie, à Grand Quevilly dans la banlieue de Rouen chez Stéphanie et à Pont-Péan dans la banlieue de Rennes chez Teddy et Maximilien. Teddy et Maximilien sont tombés en adoration de la papesse du Zéro Déchet, Béa Jonhson, et veulent suivre ses traces quand Stéphanie sensibilise déjà les enfants de sa commune au bio et au bien manger et travaille sur différents projet du « champs à l’assiette ».

Avoir coaché ces familles est un bien grand mot, je pense leur avoir parfois donné confiance et souvent fait partager mon enthousiasme et mon expérience, moi qui me suis lancé depuis maintenant presque 10 an dans cette transition aussi bien au nouveau personnel que professionnel. Bien évidemment sur les éco-gestes et sur mon sujet de prédilection du compostage et du jardinage je leur ai donné des conseils pratiques et nous avons réalisé ensemble différentes mises en place comme l’étonnante culture en lasagnes sur le toit de la cuisine de Patrice et Marie.

Mais j’ai également vécu une belle histoire avec la « team » du tournage (Emmanuel, Katia, Mathieu, Arnaud et Ludovic). J’ai adoré me retrouver sur la route, comme au bon vieux temps où j’étais organisateur de concerts, avec l’équipe technique avec qui nous alternions sérieux du tournage et ambiance potache d’après boulot.

Fin août la production nous emmène tous passer quelques jours dans une ferme bio à Mortagne, une sorte d’épilogue au documentaire. Au volant d’un minibus je récupère à la gare de Saintes les trois familles qui, alors qu’elles ne se sont jamais vues, ont immédiatement une connivence et une relation fusionnelle, une vraie colonie de vacances, à croire que partager une telle aventure de la transition donne des atomes crochus !

Vous avez raté la diffusion sur France 2 le 24 novembre dernier du documentaire désormais intitulé "on commence quand ?"... Séance de rattrapage icihttps://t.co/Etjva8WjeL
Plus d'infos sur Compostory www.compostory.fr

08 septembre 2015

JJ l'happy-culteur dans un bouquin

L'association Gare aux Abeilles vient d'éditer "Un apiculteur, une apiculture", trentaine de portraits d'apiculteurs ... dont le mien,  à lire ici.

Ces témoignages illustrent la diversité des activités économiques, environnementales ou scientifiques qui existent grâce à l’abeille et aux produits de la ruche.

Apiculteurs amateurs ou professionnels, à la campagne ou en ville, scientifiques, politiques, entrepreneurs, artistes, associations s’expriment librement sur leurs actions et leurs visions de l’apiculture.

http://apiculteuraparis.blogspot.com/

23 avril 2015

Ca tourne !

Ambiance estivale hier sur le tournage d'un documentaire de France 2 (diffusion en décembre 2015 à l'occasion du Cop21 à Paris) dans lequel j'accompagne pendant plusieurs mois trois familles dans leur transition écologique (de l'éco-geste du quotidien au nouveau projet professionnel). Nous étions en ce début de semaine à Colombes (92) chez une première famille où bien entendu il a également été question de compostage et de culture en lasagnes !

22 septembre 2014

Lauréat de la Promotion 2014 Paris Durable

Le jardin Santerre, que j'ai initié et que j'anime depuis 2008, fait partie des lauréats de la "Promotion 2014 du Paris durable" qui récompense les initiatives innovantes et inspirantes en matière d’environnement et de développement durable.

Pour mémoire le jardin Santerre est un jardin partagé au sein d'une résidence de Paris Habitat de 560 logements dans le 12ème arrondissement de Paris. Il est devenu une vitrine et un laboratoire d'écologie et d'agriculture urbaine dont les briques se mettent en place progressivement et naturellement depuis 6 ans : le site pionnier du compostage en pied d'immeuble à Paris a démarré en juin 2008 puis se sont rajoutés le jardin partagé (45 parcelles individuelles et des parcelles collectives), le rucher, la récupération d'eau e pluie, la cabane végétalisée, les nichoirs, le mini verger (pommiers, figuiers, cerisier et 10 plants de vigne) et enfin à l'automne 2013 le poulailler collectif. Un éco-paturage est en cours de mise en place.

23 novembre 2013

JJ anime une conférence sur l'ESS

Dans le cadre du mois de l’Economie Sociale et Solidaire, j'ai animé le 21 novembre dernier à Lannion une table-ronde intitulée "L’ESS pour les Nuls". Une présentation très pragmatique de cette autre façon d'entreprendre illustrée par les témoignages de 5 acteurs de la région : Ker-Uhel Contacts, Handi-Capables, Bretagne Durable, la CAE Avant-Premières et Emeraude i.d. chez qui se tenait la conférence.

09 novembre 2013

Scions du jambon

Jadis - en fait  il y a encore 50 ans dans certaines régions de France - on ne pouvait vivre sans entraide à la campagne car de nombreux travaux des champs tels que la moisson ou la fenaison auraient été irréalisables. On allait ainsi tout l'été en fonction de la maturité des blés et de la pousse de l'herbe des prés donner le coup de main à celui qui moissonnait ou fanait, à charge de revanche, bien évidemment. Pétrole et mécanisation ont transformé les paysans en conducteurs de machines et les ont de facto exempté de cette solidarité imposée.
J'ai repensé à cela ce matin quand, dans les premiers frimas de l'automne nous n'étions pas moins de 5 personnes, 2 familles et 3 générations confondues de 7 à 77 ans, pour faire leur affaire aux quelques stères de bois que j'avais achetés pour l'hiver. Chacun à son poste : l'un pour décharger le bois en vrac de la remorque, le deuxième pour le scier, un suivant pour remplir la brouette emmenée par un équipier qui déposait telle une offrande aux pieds du dernier larron  les bûches pour les empiler.
Ce qui aurait pu être considéré par d'aucuns comme une corvée est devenu une tâche vite expédiée et un moment de convivialité célébré plus tard par un verre de l'amitié. A charge de revanche, bien évidemment.

06 novembre 2013

Deux JJ pour le prix d'un dans le mag Botanic

Retrouvez l'article que j'ai écrit sur mon expérience de wwoofing en Bretagne mais également mon portrait de Maître-Composteur dans la rubrique "les audacieux" du n°3 du magazine Botanic (page 106/107).

19 septembre 2013

JJ & les 1000 Pionniers


J'ai été sélectionné pour faire partie du Prix 1000 Pionniers qui changent le monde en ayant lancé le premier site de compostage collectif en pied d'immeuble à Paris.

VOTEZ pour cette initiative.

31 août 2013

De retour de l'Atelier ... du Nous

Enclavé : se dit d’un village, tel que celui d’Eygalayes dans la Drôme, qui demande pour s’y rendre une détermination certaine… De puis Paris prendre un TGV jusqu’à Avignon, puis un bus jusqu’à Carpentras et enfin un taxi collectif, le taxi Drôme (belle initiative subventionnée par le Conseil Général). Bref, 8 heures plus tard me voici arrivé pour la soirée d’introduction d’un ADN1+ (Atelier Du Nous), stage-séminaire de 5 jours organisé par l’UDN (Université Du Nous). Nous sommes 24 à avoir convergé des « 4 coins de l’hexagone » vers ce gite perdu dans les champs de lavande pour ce séjour expérientiel autour du « vivre et faire ensemble ». Raconter ce moment est une gageure car il s’agit d’une expérience de vie …
Samedi

Mais il faut d’abord s’installer, parmi les différents hébergements il m’est proposé une petite chambre individuelle en mezzanine ; chouette, mon « JE » pourra parfois rentrer dans sa caverne pour se ressourcer quand il sera fatigué du « NOUS ».
C’est déjà l’heure du premier repas, l’occasion de rencontrer Josette, la propriétaire du gite, également agricultrice bio et maire de sa commune. Elle nous fera donc à manger midi et soir, bio et végétarien. Et quoi de mieux qu’une soupe au pistou pour planter le décor ?
Dimanche

Le réveil « sensoriel » se fait au champ. Quelle plaisir de se doucher aux rayons de soleil, de caresser « les poils de la Terre », d’ouvrir grands ses oreilles et son esprit pour redécouvrir les bruits de la nature, de la vie alentour, de son corps.
Ce sera ensuite une journée TAO : un jeu de plateau qui génère empathie et écoute et permet de se rencontrer de façon authentique. Plus de 3 heures de mise à nu progressive où chacun va avancer dans sa quête grâce à l’aide bienveillante des autres joueurs sous la houlette d’un TAO animateur qui évitera qu’on ne joue à « touche psy psy ». Attention ça remue la pulpe, les émotions sont fortes pour peu qu’on arrive à lâcher prise. 
Après dîner c’est en file indienne, les yeux fermés et au son du tambour que nous retournons au champ. La nuit tombe, des lampions solaires balisent l’espace dans lequel nous allons évoluer. D’autres spots et guirlandes lumineuses illuminent notre dancing pastoral à ciel ouvert. Au loin la montagne s’endort … nous allons nous réveiller ! Guidés par Samuel et au son de sa playlist nous allons reprendre progressivement possession de notre corps, lui faire exprimer sentiments et animalité, seul ou en groupe jusqu’à une quasi transe avec les étoiles pour enfin redescendre vers une félicité apaisée. Oui, les mots sont dérisoires pour retranscrire ce moment.
Lundi

C’est à reculons (au sens propre) que nous partons ce matin pour notre séance « corpo-senso ». L’accessoire du jour : un morceau de bambou. Symbole du lien qui peut nous unir, nous opposer, nous séparer, nous magnifier, … Incroyable comme un exercice avec un simple morceau de bois peut illustrer la façon de faire les choses POUR, CONTRE, SANS … et surtout AVEC les autres. Nous repartirons « comme une volée d’étourneaux ».
Nous nous réunissons alors en cercle qui est une « technique » de concertation. Chacun ira accrocher à l’anneau central un lien, symbole de ce NOUS qui se crée, et exprimera sa « météo » intérieure (joie, envie, peur, …). A nouveau une belle démonstration … si le groupe n’est pas prêt à vous entendre vous aurez beau tirer sur votre corde … tout vient à point qui sait attendre. 
C’est maintenant l’heure des élections … sans candidat. En voilà une idée originale et démocratique. Chacun va tout d’abord proposer son candidat idéal … en justifiant son choix. Les vieux réflexes de contrôle et du jeu de pouvoir se font encore sentir (et je ne fus pas le dernier à en jouer) mais petit à petit tout le monde se rend à l’évidence que ce « système » va nous amener à choisir non pas la meilleure personne … qui n’existe pas mais la bonne personne. 
Mardi-Jeudi

Et s'enchaîneront ainsi pendant 5 journées une alternance justement dosée de théorie expérientielle, temps sensoriels et moments de convivialité.
Je me souviens de la Gestion Par Consentement, outil de prise de décision basé non pas sur la majorité mais sur l’absence d’objection. L’objection est alors considérée comme un cadeau faite au groupe pour magnifier son projet.
Je me souviens de cette soirée cabaret où, sans répétition et avec souvent moins d’une heure de création, nous avons produit un spectacle de qualité grâce à l’énergie du « Nous symbiotique » et de notre confiance mutuelle.
Je me souviens des Sou-rire(s) et Mwazatwa(s), petits papiers offerts ou reçus, pour signifier le bon moment partagé ou une qualité reconnue chez l’autre.
Je me souviens de l’extravagance courageuse et révolutionnaire des organisateurs de proposer la « participation consciente » où chacun va en conscience, rémunérer sa participation à la formation.
Je me souviens du Yoga du rire qui clôture le séminaire où nous étions des ours se grattant le dos et enfin des stagiaires allongés en étoile qui se souviennent de cette semaine inoubliable et du chemin parcouru…
Déconnecté de son expérience ce récit et ses anecdotes pourront faire sourire … ce n’est pourtant pas le doigt qu’il faut regarder mais la direction de cette utopie. Au-delà de cet Atelier, l’Université du Nous porte une vision politique et philosophique qui m’emballe : retournons la pyramide Top Down, développons une gouvernance bienveillante, croyons en l’intelligence collective de nos riches individualités et ceci aussi bien dans notre sphère personnelle, citoyenne que professionnelle.